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07/09/08 Jeux paralympiques

Je me permets de mettre sur ce blog l'article que je viens de lire dans le Parsien car je suis un peu écoeuré qu'on ne nous montre rien à la TV.
Je rappelerai simplement que nos athlètes handicapés ont rapporté 2 fois plus de médailles 2004 que les valides !
 
JEUX PARALYMPIQUES.

La lente reconnaissance des sportifs handicapés

Quinze jours après la fin des JO, les 13 es Jeux paralympiques débutent demain à Pékin. Jusqu’au 17 septembre, les athlètes handicapés lutteront pour l’or et la reconnaissance.

Sandrine Lefèvre | 05.09.2008, 07h00 ILS SERONT cent vingt et un Français. Ces sportifs ramèneront certainement plus de médailles que leurs homologues valides. Mais la plupart d’entre eux retrouveront l’ombre dès leur retour de Chine. Malgré une évolution certaine des moeurs.

Une identité propre.
Un même comité d’organisation (depuis 2004), un village olympique unique (depuis 1992) et des installations identiques.
Les Jeux paralympiques ont des allures de Jeux olympiques. Deuxième événement sportif mondial en termes de participants, ils ne sont pas gérés par le CIO mais par le Comité international paralympique, créé en 1989. Pas question donc de retrouver les cinq anneaux olympiques sur les différents supports. Tolérés jusqu’en 2004, ils sont désormais interdits. Les Jeux paralympiques disposent ainsi de leur propre logo, qui a évolué au fil des ans. Les cinq vagues, imaginées à partir du yin et du yang, en 1988 à Séoul, ne sont plus que trois, « parce que le CIO refusait, pour des raisons marketing, que notre symbole se rapproche du leur », précise André Auberger, président du Comité paralympique et sportif français.

Une image dépoussiérée. Oubliés les Jeux paralympiques d’Atlanta en 1996 et l’organisation désastreuse des Américains. « On était à peine arrivés qu’ils étaient déjà en train de démonter les installations ! » se souvient l’escrimeur Cyril Moré. Désormais, les Paralympiques ont une image à défendre. Les sponsors sont plus nombreux à frapper à la porte de la Fédération française handisport, qui gère l’ensemble des sportifs tricolores (contrairement aux valides qui dépendent d’une fédération par discipline et qui se réunissent sous la bannière CNOSF au moment des JO). « Avant, quand un sponsor me donnait de l’argent, il me demandait d’éviter d’en parler, raconte Gérard Masson, le président. Aujourd’hui, ils sont fiers de communiquer à travers nous. » A Pékin, EDF sera le partenaire privilégié du Club France. Pour la première fois, Adidas a octroyé aux athlètes une tenue spécifique. Seul hic, le manque de médiatisation : aucune retransmission en direct des Jeux paralympiques n’est prévue sur les chaînes françaises.

Des primes identiques à celles des valides. Mises en place à Lillehammer (1994), les primes à la médaille seront pour la première fois équivalentes à celles des valides. Ainsi, un champion paralympique obtiendra 50 000 €, contre 6 000 € à Athènes (en 2004, un « valide » touchait 40 000 €). Malgré tout, si, à l’arrivée, le chèque sera identique, valides et handicapés ne sont pas égaux dans la préparation. Car, même si la Fédération estime que ses moyens n’ont « rien à voir » avec ceux dont elle disposait auparavant, la plupart des athlètes fait encore avec les moyens du bord pour financer ses stages. Preuve que le chemin pour rattraper les valides n’est pas encore tout a fait terminé.

Le Parisien

 


Article ajouté le 2008-09-07 , consulté 56 fois

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